Bien le bonjour doctorants/docteurs d’ici et d’ailleurs !

Je ne vous apprend rien (car on vous l’a déjà dit en début de thèse ou vous l’avez entendu au détour d’un couloir pendant la pause café de deux anciens du labo) si je vous dit que la thèse est un parcours mentalement difficile.

Actuellement, j’en arrive à un stade où mon état psychique est comparable à celui d’une future maman bourrée d’une triple dose d’hormone : j’ai la capacité de passer des rires aux larmes en moins de 0.5 seconde (n’ayez crainte, cet article n’est pas destiné à figurer dans mon journal intime, je me dépêche d’en venir au fait) ! Je ne suis d’ailleurs pas la seule et en profite pour placer une dédicace à un camarade de labo qui a bien faillit fondre en larme en cassant sa tasse à café (tasse dont il n’a strictement rien à faire en temps normal)… c’est beau un homme qui pleure.

love supernatural man crying dean

Tout ça pour vous présentez un article tirer de ce site : Coopération universitaire. Il est particulièrement intéressant car il touche du doigt un syndrome par lequel nous sommes tous ou allons tous passer pendant ce long périple qu’est la réalisation d’une thèse : Le Syndrome de l’Imposteur ou SI.

Le Syndrome de l’Imposteur est décrit comme ce qui suit : « Les personnes présentant le phénomène de l’imposteur ont l’impression de manquer de capacité, de tromper leur entourage (professionnel, social et familial) et de ne pas être responsables de leur réussite, malgré des signes externes de succès évidents, de bonnes performances ou évaluations professionnelles. Elles sont de plus persuadées de pouvoir être tôt ou tard démasquées et accusées d’incompétences (Chassangre, 2013). » Et nous, doctorants que nous sommes, sommes également sujet à ce syndrome.

Je vous laisse le plaisir de le lire entre deux manip’/lecture d’article/rédaction de chapitre.

syndrome imposteur doctorant

Il a personnellement fortement résonné en moi car je m’y retrouve beaucoup. Comme quoi, même quand on est persuadé du contraire : nous ne sommes pas seuls ! Et bien qu’intimement persuadé d’être le thésard différent de tous les autres, nous sommes en réalité comme la plupart d’entre nous pensant ça !

Je vous laisse, j’ai une furieuse envie de fraises ….

Paléoclimatiquement vôtre,

3 Commentaires

  1. Merci pour cet article Marie !

    De mon côté j’ai plus des doutes quant à la portée réelle de certains de mes projets, ou encore sur la faisabilité d’autres dans le temps imparti des 3 ans de thèse. Mais le doute laisse généralement assez rapidement la place à une farouche détermination !
    Alors mangeons des fraises pour reprendre du courage !

  2. Ah les joies de la thèse ! C’est ça qui est assez déroutant en fait, c’est ces montagnes russes des émotions avec alternance entre « je suis trop nulle »/ »je vais leur montrer qui c’est la meilleure » !

  3. Rien que pour avoir mis un GIF de Dean Winchester tu mérite toute mon admiration <3
    Plus sérieusement, c'est chouette que tu parle de ce sujet parce que ça touche pas mal de doctorants je pense (moi y compris).
    Et je pense qu'a la fin de ma thèse ce dont je serais le plus fière ce sera plus d'avoir résisté pendant 3 ans à ces montagnes russes que d'avoir le titre de docteur. Il faudrait trouver un moyen de valoriser ça sur nos CV !
    L'écolo qui est en moi se doit de protester pour les fraises, mangeons plutôt des clémentines

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